Bernard Bensaid : expérience et bonne gestion : un levier pour relever la problématique des personnes âgées en France

Une situation pas vraiment désastreuse, mais bien compliquée

Bernard Bensaid

Bien que l’allocation personnalisée d’autonomie attribuée aux personnes âgées dans le cadre du maintien à domicile ait récemment progressé de 13  %, d’aucuns précisent que si cela constitue un progrès, la somme de 700 millions d’euros investie dans cette évolution n’est toutefois pas suffisante pour soulager les nombreuses familles qui souhaitent le meilleur pour leur proche ascendant, à savoir lui permettre de rester chez lui, dans un contexte connu et reconnaissable, élément très important pour les personnes âgées. Et quand bien même les personnes acceptent un placement en EHPAD, il arrive également que la somme à débourser ne soit pas assimilable par les revenus familiaux, ce qui rend l’APA encore plus insuffisante, puisque dans le cas d’admission en maison de retraite, elle est plafonnée en dessous de 500 € pour la plupart des personnes….

Ceci est tellement vrai que selon le journal Le Monde, il faudrait arriver à investir 1,5 milliard d’euros par an pour que les charges de maisons de retraites soient correctement assumées…..

78,6  % des français sont très concernés par la perte d’autonomie des personnes âgées, sachant que normalement et sauf accident fatal, chacun d’entre nous est censé devenir une personne âgée un jour… Et là, le flou dans lequel on se trouve aujourd’hui, avec en plus les problématiques liées au contexte économique et au futur des retraites, devient en plus un sujet très angoissant pour la plupart des français…

C’est en cela que des acteurs comme doctocare, qui apportent de la nouveauté dans l’approche et, créés sur le terreau de la bonne gestion, ont su comprendre qu’il faut d’abord avoir des finances saines pour aller plus loin et offrir un service rassurant pour tous les acteurs du secteurs….

Ce sont les aidants familiaux qui portent le poids du vieillissement de leurs parents

On ne le dira jamais assez, les jeunes seniors (entre 55 et 70 ans) sont aujourd’hui ceux qui prennent en charge leurs parents, qui appartiennent à la tranche d’âge des français dont la longévité sera la plus longue dans ce siècle… Les aidants familiaux ont ainsi une vision très précise et très inquiétante pour eux-mêmes de la perte d’autonomie et ils sont aussi les acteurs mais souvent les victimes des conséquences financières et des difficultés psychologiques que cela entraîne… Il est donc plus qu’urgent d’envisager le problème sous tous ses angles et dans une réalité étayée par des études précises. Il semblerait que récemment, en 2017, une première étude sur la situation dans les maisons de retraite en France ait fait impression - voire l’effet d’une bombe – et que les instances ministérielles aient enfin pris un début de mesures pour en savoir plus….

Pour l’instant, rien n’a « bougé ». On ne sera donc pas surpris de la publicité faite par les pouvoirs publics sur la nécessité de vieillir à domicile… Bien sûr, les Français souhaitent passer leurs vieux jours chez eux dans 77  % des cas, par choix en premier lieu et aussi pour des raisons économiques comme pour des raisons de disponibilité. En effet, même si on est désireux de se rendre dans une maison de retraite, encore faut-il qu’il y ait de la place, le contexte et le minimum de services attendus…. Quand on sait que 50% des maisons de retraite françaises ne disposent pas de médecin coordonnateur et qu’une grande partie d’entre elles n’a pas d’infirmier de nuit, on peut se poser quelques questions existentielles….

Et les aides alors ?

Dans la réalité du quotidien, le système tient du fait de l’investissement intense des conjoints et des enfants, - qui deviennent « vieux » eux aussi, en tant que jeunes seniors - qui s’épuisent chaque jour en se transformant en auxiliaires de vie, parfois au détriment de leurs activités professionnelles, car on ne peut se battre sur tous les fronts. Le résultat, des familles parfois déjà modestes, qui s’appauvrissent car le coût du maintien à domicile est lourd et que parfois les ressources professionnelles s’amenuisent… Nous sommes bien d’accord, ce sont les aidants familiaux qui contribuent largement au financement de la dépendance des personnes. Il y a donc bien un problème en France sur le secteur de l’économie des personnes âgées et un gros problème. Pourtant, quand on considère les nombreux marchés adjacents ouverts par cet état de fait, on devrait comprendre qu’il suffirait d’encourager le développement des structures privées en les régulant avec un cadre bien précis et aussi encourager l’innovation dans les moyens techniques mis à disposition des personnes souhaitant rester à domicile. En effet à ce jour, il faudrait environ 6 milliards d’euros par an pour soutenir l’action des aidants.

Et cela ne va pas s’arranger car, on le sait tous aujourd’hui, le vieillissement de la population devient exponentiel et promet quelques difficultés pour les 20 prochaines années….

Des acteurs comme doctocare apportent une partie des solutions

Sur le maintien à domicile, le groupe doctocare a effectué un gros travail, accompagné en cela par son opérateur historique – par qui tout est arrivé – L’Association Mosellane d’Aide aux Personnes Agées. Ouverture d’esprit, bienveillance et bon sens ont présidé aux travaux initiés par le groupe au moment de la reprise de l’association amapa ; concernant le maintien à domicile, comme on l’a vu plus haut, plusieurs paramètres sont à prendre en compte. La volonté de la personne, la volonté et la disponibilité de la famille, qui doit être soutenue, et enfin la mise à disposition des outils pour que la vie quotidienne soit le plus fluide possible, quel que soit le degré d’autonomie de la personne et en ayant la possibilité de faire évoluer les process au fur et à mesure de la perte d’autonomie, qui intervient inexorablement. Pour ce qui est des aménagements, il faut penser (et financer) par exemple au monte escalier, à l’élévateur de bain, au lit médicalisé pour de meilleures manœuvres, à installer un sol antidérapant quand la personne se déplace encore, soit seule, soit avec un déambulateur… En plus du fait que l’entourage doit aussi s’adapter à un changement de rythme de vie de la personne accompagnée (ralentissement, difficulté à entendre, à répondre etc…) l’ensemble des dispositifs à mettre en place pour permettre à la personne de rester chez elle est varié, personnalisé et coûte de l’argent….

Doctocare s’est positionné sur ce créneau et, via amapa, emploie plus d’un millier de personnes pour l’aide à domicile, les soins infirmiers ou l’accompagnement en général. Le groupe s’est donné pour but de devenir le premier opérateur français du sanitaire, du médico-social et de l’accompagnement des personnes, grâce notamment à l’utilisation des nouvelles technologies et en mutualisant un nombre croissant de services et de spécialité médicales. La gestion chère au cœur de Bernard Bensaid est la base de toutes les avancées de ses groupes, quelles que soient les branches d’activité. C’est ainsi que les différentes activités bénéficient les unes des autres et que l’avancée positive se fait « en râteau », avec une montée conjointe de tous les maillons de la chaîne et une communication transversale.

Pour ce qui concerne les personnes âgées et les choix qui leur sont offerts, le groupe a mis les nouvelles technologies tout en haut de sa stratégie. Les données médicales par exemple, sont digitalisées et mis à jour à chaque nouvelle intervention. Le parcours santé du patient, suivi dans telle ville par tel médecin, sera disponible dans telle autre ville et dans un autre contexte, et tout cela immédiatement. Le patient lui-même a accès à ses données, il peut prendre rendez-vous en ligne à tout moment et avoir un aperçu de ses résultats pour en discuter… C’est en cela que le groupe agit différemment des acteurs traditionnels. Souplesse, fluidité, relationnel, tous ces éléments contribuent à remettre l’humain sur le devant de la scène et à redonner confiance aux personnes dans le corps médical et l’appareil qui les prendra en charge lorsque le moment sera venu de lever le pied de l’accélérateur…. Chez doctocare, la formation des personnels est un must ! les valeurs du groupe : écoute, compréhension, bienveillance et évidemment compétences sont travaillées en permanence pour que les collaborateurs, professionnels de santé, puissent être au maximum de leurs possibilités, avec les meilleures connaissances dans le domaine médical, mais aussi dans le domaine des nouvelles technologies, ces outils de gestion qui ont positionné le groupe sur les premières marches la scène médico-sociale française.

Doctocare s’appuie sur la force du groupe, c’est le versant « silver » des activités….

Aujourd’hui les activités médico-sociales concentrent 50% de la masse salariale du groupe DocteGestio. La gestion immobilière, puis l’hôtellerie, ont constitué les pierres angulaires du développement de l’activité. C’est avec le rachat d’établissements dans les villes thermales de Plombières les Bains et Vittel que le groupe a pris le virage de la santé et s’est impliqué dans le rachat de cliniques, de centres de santé, de centre d’optique et d’audition. C’est aujourd’hui l’ensemble de la problématique médicale qui est couverte par le groupe doctocare, enseigne sérieuse (et savante) pour toutes les activités médicales et sociales du groupe.

Doctocare s’appuie sur amapa pour développer un service performant dans l’aide à domicile, en se servant évidemment de l’innovation pour mettre en place des outils qui fonctionnent !!! Il met à disposition par exemple la télésurveillance, gérée via un espace web dont l’accès est facile et simplifié, pour que les personnes peu habituées à naviguer sur Internet puissent se connecter sans souci. Cela peut être très rassurant pour les personnes isolées. D’ailleurs, l’objectif d’entretenir le lien social est aussi une des motivations qui ont poussé doctocare à créer Cello, une gamme de smartphones spécifiques pour les « grands seniors » !